Satisfaction au travail

En latin, travail : « tripalium » : outil de torture. Atténuons la douleur !

Le travail remplit plusieurs fonctions. Tout d’abord, il doit être gâteau économique mordu à pleines dents après avoir rempli une suite de conditions : bon élève, diplômé, travailleur assidu, expérience, accession à une entreprise porteuse dans laquelle le comportement proposé est compatible-utile.
Au delà, le travail expose au regard des autres et alimente l’estime de soi… donne conscience de la valeur de soi, beauté et force du « je », souffle qui élève.
A défaut, le travail leste et colle au sol, le souffle manque pour décoller. La douleur est là, atténuons la.

Le lest se largue en:

  • Payant la «dette descendante» : faire ce que les ascendants n’ont pas pu faire et/ou suffisamment bien fait, ainsi effacer le débit de leurs vies.
  • Satisfaisant le « fantasme du labeur masochiste » : peiner pour donner du goût à la sueur et ainsi mériter sa place, s’y sentir bien, totalement vivant car méritant.

Le ballon se gonfle en :

  • Nourrissant la « satisfaction de soi »pimentée par un début de « haine de l’autre » ! L’homme est ainsi  : repousser la concurrence qui est aussi un peu l’ennemi à abattre et en triompher. Se délecter du « c’est moi qui l’ai fait ! »
  • Réalisant son « rêve mégalomane » : participer à quelque chose qui dépasse. Le tailleur de pierre apprête une pierre, ainsi il nourrit sa famille et participe, par exemple, à la construction d’une cathédrale, se dit-il.

Bien diriger c’est faire décoller la montgolfière du travail en allégeant le lest de la douleur et soufflant chaud dans le ballon.

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