Mieux comprendre en comprenant les mots

Le français est apparu au 12ième siècle. Puis portés par la pensée antique fort méfiante à l’égard du mauvais infini (de ce qu’ils ne maitrisaient pas), les Rois s’armèrent de privilèges. Le privilège… prive d’un côté et en contrepartie de l’autre octroie des places, rangs …, par exemple ceux venant des titres nobiliaires. L l’attribution d’un titre interdisait d’exercer un métier mais permettait de vivre à la Cour Royale, de participer à son administration et de recevoir une terre. Dite de rapport, elle ne comprenait pas le droit d’être exploitée par son propriétaire. Faible rendement, taxes retenues à la source, elle ne nourrissait pas une noblesse alors dépendante du complément de la bourse royale. Le Roi l’administrait, mieux valait ne pas lui déplaire. Alors à la Cour, chacun dissimulait ses critiques et opinions en évitant les mots qui eussent pu disconvenir au Roi. Les mots restants prirent des sens multiples, souvent innocents en apparencen seulement. Devenus inutiles, les autres mots disparurent, 80% des mots de la langue française. Ainsi pendant que Racine se débattait avec 1500 mots, son ainé de quelques années, Shakespeare, se délectait de plus de 23 000. La  réduction dura jusqu’aux temps voltairiens. Necéssairement subtils par la multiplicité de leurs significations, les mots rescapés firent du français la langue de la diplomatie et générèrent cet humour si spécifique, à multiples sens.

Alors, parfois pour rapidement comprendre cette langue en son tempsrudement purgée, il faut revenir avant le 17 ième siècle et même aux temps où le latin laissa sa place. Alors par l’histoire des mots tout redevient clair : fiat lux ! Recommandé, le Dictionnaire Historique de la Langue Française, sous la direction d’Alain Rey, éditions Robert Laffont, ouvrage de chevet.

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