Génération Z : vivent les Barbares

Sous l’Empire Romain, le barbare était celui qui ne suit pas les règles établies de l’Empire. La génération Z née après 1995 va débarquer sous peu. Eux-mêmes se donnent le nom de barbares ! Il y a intérêt à se préparer, la presse en parle, les associations de dirigeants qui préparent le futur aussi.

 

Ils ont une idée pessimiste de l’entreprise
Peu d’expérience et pourtant déjà une opinion de l’entreprise vue comme dure, impitoyable, compliquée, ennuyeuse, hostile, triste… foi de sondage par BNP Paribas et le Boson Project.
Pour autant l’entreprise n’est pas rejetée, simplement elle est vue hors sujet.

 

Ils suivent d’autres règles
Ils entendent concilier argent, amusement (du fun !) et épanouissement. L’ennui est leur ennemi alors, multiplexés, multitâches ils jonglent d’un projet à l’autre.
Le « patron » est respecté s’il est respectable. Peu leur chaut (expression de génération C !) son niveau de diplômes
L’éthique ne doit pas être à la traine : pas de blablas au cœur de jolies plaquettes promouvant les valeurs. Ils veulent des faits, des actes, « il n’est de valeur que par le mérite des actes », enfin.
Grands amateurs d’auto-apprentissage en réseau, ils entendent encore et toujours renforcer leur autarcie. Ils sont princes du rebond, rois du crowd sourcing, tous Uber en puissance, tueurs de capitalisme à l’ancienne !
Le travail est un contrat donnant-donnant, une opportunité, quant au changement, même pas peur !
Les générations « C » et suivantes se sont investies-impliquées-…, elles y ont cru, au CDI, à la grande famille. Ce sont leurs grands-parents et parents qui, finalement, ont été trompés. Alors eux ils ne se feront pas avoir. Lucides à leur manière, finie l’implication sans faille dans un CDI à vie.
Nés après l’effondrement du mur de Berlin, avec la fin des affrontements idéologiques, « touche pas à leur liberté ! » et ils savent donner de la voix.

 

Alors ils attendent un autre mode RH
Le « donnant-donnant » n’est plus salaire contre temps passé. « Donnes moi du fun et je me donne ».
Fini le management par la motivation. Motiver : mettre en action, la mesure est l’efficacité. C’est le boulot du manager, tenir les rênes. Ce n’est pas leurs « trucs ». Eux veulent des leaders impliqués, qui ont le pli et savent le faire prendre, pour mieux peser sur le monde et le transformer. L’efficience est la mesure du nombre de transformations abouties.
Vision, authenticité, écoute, individualisation, peer to peer, la maïeutique est de retour.
Vive les patrons qui s’adaptent, flexibles et qui font confiance. La confiance est l’engrais de la croissance. « La société de confiance ».  Alain Peyrefitte.
Sous des airs de gros durs ou de lunaires, ce sont des affectifs sensibles attendant qu’on les aime pour aimer.

Dans ce contexte, ils deviennent créatifs, solidaires, attachés-attachants pour une responsabilité assumée en groupe, tous co-responsables.

 

La grande réforme
Alors, la grande réforme (restauration) du management devra être : retour aux fondamentaux du bien-vivre ensemble.
Ils ont même pour ambition de débloquer la France et ses scléroses de « vieux », alors, vous savez quoi ? Embauchez des barbares (ou des avions de combats !) et réformez votre management !

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