Diriger sans se fatiguer

La majeure partie des dirigeants s’épuise à mauvais escient en assaillant leurs troupes de « comment ». En permanence crispés sur le « Comment faire ceci et cela », ils privent les autres de leurs libertés de décision et de l’expression de leurs valeurs ajoutées. Ils stérilisent leurs intiatives et négligent leurs intelligences, ils les robotisent et les soumettent. « Attendons le chef et faisons comme il dit ».

Expliquant le « pourquoi » et ainsi déclinant vision et objectifs puis attribuant les moyens et disant ce qu’il est interdit de faire, ces mêmes chefs prescriraient. Prescrire, c’est libérer et en l’occurence les savoirs, savoir-faires, l’initiative des autres, leurs vraies valeurs ajoutées et raisons d’être.

Un tel chef rentabilise les autres et lui-même, il économise des strates intercalaires et rend agile l’organisation, capable tout à la fois d’éviter les obstacles, de les franchir et de capter les opportunités. Il se fatigue à bon escient en éprouvant plus de plaisir à exercer son vrai métier, en faisant confiance et se libérant des fatigues d’avoir « tout sur les épaules ».

Du lointain Harley Davidson aux plus proches Fonderies du Bélier ou Usocome, la pratique du « pourquoi » a révolutionné la fidélité-implication des collaborateurs avec pour conséquence une rentabilité… explosive, une capacité à se jouer des crises… n’en parlons pas afin de ne pas trop agacer.

Prescrivons la lecture d’un large témoignage de cette autre manière de faire: Liberté and Co. Isaac Getz et Brian M Carney. Voir leur blog Libertéetcie ou acheter le livre édité chez Flammarion.

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